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triptyque: Les mythes de l’homme

                                    Icare Pourquoi cherchons-nous à devenir quelqu’un alors que nous peinons déjà à comprendre celui que nous sommes ? Nous existons entre nécessité et contingence, dans une quête perpétuelle de ce qui semble nous manquer. Pourtant, l’homme poursuit sans cesse une chose qu’il est incapable de nommer. Il croit que son bonheur réside toujours un peu plus loin, dans ce qu’il ne possède pas encore, oubliant que le vide qu’il cherche à combler voyage avec lui. Dans la vie, tout paraît pourtant si simple : soit nous évoluons, soit nous régressons. Une plante ne choisit pas entre pousser et mourir. Elle obéit à sa nature. L’homme, lui, croit pouvoir devenir maître du monde alors qu’il peine déjà à gouverner son propre cœur. Apprendre à se connaître est sans doute la plus difficile des conquêtes. Nous savons souvent où nous conduisent nos choix, mais nous préférons appeler h...

L’histoire à presque soixante ans

  L’histoire a presque soixante ans. Mais elle pourrait en avoir mille, c’est toujours la même question qui revient, celle du sens. Je me demande souvent s’il vaut mieux vivre ou simplement exister. Exister, c’est être là, respirer, marcher dans le monde sans y laisser de trace. Vivre, c’est autre chose, c’est regarder sa propre existence comme un mystère, chercher un sens à ce qui n’en a pas. C’est tenter de comprendre pourquoi le jour se lève encore, alors que rien ne l’exige. Cette quête, la plupart du temps, se heurte à l’absurde. Pourtant, quelque chose en nous résiste. Une part obscure refuse le renoncement. Nous avançons dans le vide avec la même fidélité qu’un homme marche vers un horizon qu’il sait inatteignable. Peut-être que vivre, c’est cela : continuer, même sans raison. Aimer le souffle du vent, le grain du soleil, la fatigue des jours et ne pas demander davantage. Beaucoup vivent dans l’attente d’une autre vie. Ils refusent de croire que celle-ci pourrait être la seu...

60 ans

  60 ans. « Nous idéalisons les étoiles mais nous oublions que c’est l’obscurité qui les a rendues visibles » Comprends que la vie telle qu’elle nous est relatée ne suit toujours pas la même courbe dans la réalité et qu’elle n'est toujours pas blanche ou noire, souvent le blanc n’est qu’un noir qui se cache et le noir, lui, un blanc qui s’est un jour fait avoir. Nous vivons en comprenant le sens de la phrase que dans son entièreté et ne voyons nullement la beauté de la ligne et ce, pareil dans la vie, on cherche à donner un sens propre à la vie sans vivre ce petit moment de chaque jour, vivant plus pour demain et effrayé par la nostalgie du passé douloureux en oubliant le bonheur présent. La prédestination tue tout sens d’un bonheur futur, à quoi bon avancer si demain est déjà connu ? L’homme vit dans la peur constante de son propre ignorance de son futur. Tant que l’homme continuera à faire et à chercher le bonheur parfait, le malheur guettera toujours sa porte. Nous vivons dans u...